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Étude du bâti - 33 - L’Écurie de l’Écu

La situation de l’Écurie de l’Écu

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Située à l’est de la cour, l’Écurie de l’Écu occupe une position centrale dans l’organisation de l’ancien relais. L’espace principal, d’environ 90 m², est encadré par deux petits bâtiments pourvus de cheminées. Leur fonction d’origine reste encore à déterminer : logis de courriers, logements de service ou habitation liée à la forge voisine.

L’Écurie de l’Écu se trouve sur le côté "Est" de la cour du Relais de Poste Royal. Elle forme un long ensemble bâti, organisé autour d’un espace central d’environ 90 m², vraisemblablement destiné à l’accueil et au soin des chevaux.

Sa situation est particulièrement logique dans le fonctionnement général du relais. Les chevaux devaient pouvoir être conduits rapidement depuis la cour jusqu’à l’écurie, puis être nourris, soignés ou remplacés avant le départ d’un nouvel attelage.

Un espace central réservé aux chevaux

La partie principale occupe le centre de l’ensemble. Ses dimensions et ses larges ouvertures correspondent à une fonction d’écurie ou de remise liée aux chevaux et aux équipements du relais.

L’étude détaillée du bâtiment devra permettre de rechercher d’éventuels indices de son ancienne utilisation :

- traces de mangeoires ou de râteliers ;
- anneaux d’attache ;
- évacuations anciennes ;
- organisation des sols ;
- séparations entre les emplacements ;
- ouvertures destinées à la ventilation ;
- passages vers la cour et les bâtiments voisins.


À ce stade, la fonction équestre de l’espace central paraît cohérente avec la configuration du site, mais elle devra être confirmée par l’observation du bâti et, si possible, par les archives.

Deux petits bâtiments encadrant l’écurie

L’écurie est encadrée par deux constructions de dimensions plus modestes. Toutes deux possèdent ou ont possédé une cheminée, ce qui indique qu’elles étaient probablement chauffées et pouvaient donc servir de lieux d’habitation ou de travail.

Il pourrait s’agir de logis destinés aux courriers ou aux personnels du relais. Les courriers, postillons ou responsables des chevaux avaient en effet intérêt à loger à proximité immédiate de l’écurie afin de pouvoir intervenir rapidement.

Cette interprétation demeure cependant une hypothèse. Aucun document retrouvé jusqu’à présent ne permet encore d’identifier avec certitude la fonction de ces deux petits bâtiments.

Le logis situé au nord-est


Le bâtiment situé au nord-est de l’écurie a été fortement remanié, vraisemblablement autour des années 1950.

Une structure maçonnée a été réalisée devant ou autour d’une partie de la construction ancienne. Cette intervention a pu avoir plusieurs objectifs :

- rigidifier une structure devenue fragile ;
- protéger les pans de bois ;
- améliorer l’isolation ;
- transformer le bâtiment en logement ;
- modifier sa façade et ses ouvertures.


Derrière cette maçonnerie relativement récente, certaines parties de la structure ancienne semblent encore subsister. L’étude du bâtiment devra donc tenter de distinguer les éléments d’origine des transformations du XXe siècle.

Le bâtiment donnant directement sur la rue

Le second petit bâtiment ne possède pas d’accès direct vers l’intérieur de l’écurie. Son entrée principale donne sur la rue, ce qui pouvait laisser penser qu’il remplissait une fonction différente de celle du logis situé au nord-est.
L’étude du cadastre napoléonien de 1813 permet toutefois de préciser son rattachement. Sur ce document, le bâtiment donnant sur la rue apparaît intégré à l’ensemble correspondant à la forge. Sa position, son accès indépendant et sa continuité avec les bâtiments de la forge ne relèvent donc probablement pas d’un simple voisinage. Nous considérerons désormais ce bâtiment comme le logis de la forge, vraisemblablement destiné au forgeron ou à une personne directement liée à cette activité. Cette identification reste fondée sur la lecture du plan cadastral et devra, si possible, être complétée par d’autres sources : matrices cadastrales, actes notariés, recensements de population ou archives locales. Néanmoins, le cadastre de 1813 apporte ici un élément suffisamment convaincant pour écarter l’hypothèse d’un simple logis de courrier.

Un ensemble à étudier dans sa totalité

L’Écurie de l’Écu ne doit pas être étudiée comme un bâtiment isolé. Elle appartient à un ensemble plus vaste comprenant notamment :

- la cour du relais ;
- les bâtiments destinés aux chevaux ;
- les logements de service ;
- la forge ;
- les remises et dépendances ;
- les accès depuis la rue.


La relation entre l’écurie, la forge et les deux petits logis pourrait permettre de mieux comprendre l’organisation quotidienne du relais. Les chevaux nécessitaient en effet la présence permanente de plusieurs métiers : palefreniers, postillons, courriers, maréchal-ferrant ou forgeron.

Les prochaines recherches porteront donc sur l’analyse des maçonneries, des pans de bois, des cheminées, des accès et des transformations successives. Les archives cadastrales, les actes anciens et les témoignages locaux pourront peut-être préciser la fonction réelle de chaque partie.

Conclusion

L’Écurie de l’Écu semble avoir occupé une place essentielle dans le fonctionnement du relais. Son espace central, probablement réservé aux chevaux, est encadré par deux petits bâtiments chauffés dont l’usage reste encore incertain.

L’un pourrait avoir servi de logement aux personnels du relais, tandis que l’autre, directement accessible depuis la rue et situé à proximité de la forge, pourrait avoir constitué le logis du forgeron.

Ces propositions restent pour le moment des hypothèses de recherche. Elles seront progressivement Ces propositions restent pour le moment des hypothèses de recherche. Elles seront progressivement confrontées aux observations architecturales et aux documents historiques qui pourront être retrouvés.