La Ferté-Beauharnais
Le Relais de Poste Royal renaît à travers ses bâtiments de l’Écu.
Recherche historique, restauration du patrimoine, suivi des travaux et création d’hébergements de caractère au coeur d’un ancien ensemble de passage.
Un relais, plusieurs bâtiments, une même histoire à reconstituer.
Le projet présente l’ensemble historique de l’Écu: Maison de jeu, Taverne, Hôtellerie, Étable, Grange, Atelier, Écurie, Forge et Ancienne Boulangerie. L’un des bâtiments les plus remarquables serait daté de 1517 et conserve une cheminée monumentale d’environ douze mètres, inclinée dans ses deux tiers supérieurs.
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Le Relais de Poste Royal et l’Écu de France dans la longue durée
Au fil des siècles, La Ferté-Avrain, Châteauvieux et Bourg-Notre-Dame forment un ensemble complexe, dont les noms et les polarités évoluent. Dans ce cadre, l'hébergement ne surgit pas soudainement : il prolonge une fonction ancienne d'accueil, de passage et de service.
L'Écu de France apparaît ainsi comme l'un des lieux où se croisent commerce, sociabilité, circulation royale et, au XVIe siècle, les tensions des guerres de Religion.
La situation de l’Écurie de l’Écu
Située à l’est de la cour, l’Écurie de l’Écu occupe une position essentielle dans l’organisation de l’ancien Relais de Poste Royal de La Ferté-Beauharnais. Les premières observations pouvaient laisser penser que l’écurie était simplement encadrée par deux petits logis. Toutefois, la lecture croisée du cadastre napoléonien, de l’acte notarié de 1830 et de l’examen intérieur du bâtiment permet aujourd’hui de préciser cette interprétation.
La partie centrale abritait bien les chevaux, comme le montrent encore les traces de mangeoires. L’espace sud-est pourrait correspondre à une sellerie, tandis que le local nord-est, mitoyen du garage à chariots, semble plutôt lié à l’arnachement des chevaux de diligence. Au cours du XIXᵉ siècle, cet espace est mentionné comme petite écurie annexe, avant d’être transformé vers 1950 en logement de deux pièces. Le bâtiment sud-ouest, quant à lui, reste rattaché à l’ensemble de la forge, qui comprenait trois chambres, dont l’une pourrait correspondre à l’ancienne forge réhabilitée.
L’Écu de France : acheter un bâtiment qui semblait s’écrouler